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Le coût invisible des experts qui ne se parlent pas

Photo du rédacteur: Delsa
Delsa
8 juil.
2 min de lecture


Les patrimoines importants sont généralement bien entourés. Un comptable rigoureux, un fiscaliste compétent, un notaire de confiance, parfois un avocat et un banquier. Des solistes brillants. Et pourtant, c’est précisément là que loge le risque le plus sous-estimé.


Personne n’a le mandat de l’ensemble

Chaque professionnel optimise sa portion, avec sérieux, à l’intérieur de son champ. Mais aucun n’a reçu le mandat de veiller à la cohérence de l’ensemble. Le comptable ne relit pas le testament. Le notaire ne suit pas la réorganisation corporative. Le fiscaliste ignore la promesse faite à l’un des enfants autour de la table de cuisine.

Ce n’est la faute de personne. C’est la structure même du conseil moderne : des expertises profondes, découpées en territoires qui ne se recouvrent pas.


Où les angles morts se paient

Les dégâts ne sont presque jamais spectaculaires sur le coup. Une clause de convention entre associés qui contredit le testament. Une police d’assurance qui n’a pas suivi le gel successoral. Une stratégie fiscale brillante qui ferme, sans le savoir, la porte à la relève familiale.

Ces incohérences dorment des années. Elles se réveillent toujours au pire moment : un décès, une vente, un conflit. Et à ce moment, elles ne coûtent pas des honoraires : elles coûtent des fractions d’héritage, et parfois des relations.


La question à poser à votre entourage professionnel

Elle tient en une ligne : qui, parmi les professionnels qui m’entourent, a vu l’ensemble de ma situation au cours de la dernière année ? Si la réponse tarde à venir, l’angle mort existe déjà.

Faire dialoguer les expertises, traduire leurs recommandations et veiller à leur cohérence : c’est le rôle que nous tenons auprès des familles depuis 1995, et le fondement de la prochaine étape de notre pratique, le Protocole de Gouvernance Familiale & Corporative.


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